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COMITE DU PAYS GRENADOIS


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PASSATION DU NOUVEAU DRAPEAU DU COMITE

 

Le comité de Grenade sur l'Adour, mené de main de maître par Jean-Claude GRAFFIN, Jean-Luc VIELLE et leur équipe, en présence de Monsieur Cédric GARENCE, Directeur de Cabinet du préfet des Landes, de Monsieur Boris VALLAUD, député des Landes, Monsieur Pierre DUFOURCQ, maire de Grenade sur l'Adour, Monsieur Paul de Andreïs directeur de l'ONAC-VG, le Colonel Cédric GAUDILLIERE Délégué Militaire départemental, Monseigneur Bernard DUBASQUE curé de la paroisse Saint Pierre et Saint Paul du Marsan, le commandant Jean-Louis HOURSIANGOU président de l'Association Nationale des Membres de l'Ordre National du Mérite des Landes, le Général de Division Jean-Pierre SABATHIER-DAGES, Délégué Général du Souvenir Français des Landes, le général de Brigade Aérienne Michel BARRANS, président d'honneur du comité, le colonel Jean-Pierre BRETHES, président du 34è RI des Landes, de nombreuses autres personnalités, des 12 présidents du Souvenir Français, membres et sympathisants, a organisé la cérémonie de la passation du nouveau drapeau de son comité et l'inauguration d'une tombe de regroupement de 12 morts pour la France inhumés dans le cimetière de Grenade sur l'Adour. Barrans

Cette cérémonie a débuté par l'allocution du Général Barrans qui fit une rapide rétrospective des démarches entamées fort longtemps auparavant quand il était lui-même président du comité.

Puis ce fut le lever des couleurs entouré de 6 jeunes gens costumés en habits d’époque, des 24 porte-drapeaux et leur emblème, du piquet d’honneur de la BA 118 de Mont de Marsan et salué par les autorités.
Le nouveau drapeau du comité du Pays Grenadois fut transmis roulé, par le Général Barrans, président d'honneur du comité et Monsieur Marc Perrier, membre le plus âgé du comité du Pays Grenadois au Directeur de Cabinet du préfet qui le passa au Délégué Général du Souvenir Français des Landes. Après l’avoir déroulé et prononcé la formule réglementaire le Général Sabathier-Dagès le remit au président du comité qui le confia définitivement au Caporal-Chef David Adeline porte-drapeau officiel du comité du Pays Grenadois.

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INAUGURATION D'UNE TOMBE DE REGROUPEMENT
DE 12 MORTS POUR LA FRANCE

La découverte de la stèle parle le maire de la commune et le Délégué Génral du Souvenir Français amorça le début de la cérémonie. Monseigneur Bernard Dubasque prit la parole pour une courte allocution et procéda à la bénédiction de la tombe.

BENEDICTION DU CARRE MILITAIRE
Par Monseigneur Bernard DUBASQUE

OUVERTURE
Nous sommes ici, dans de cimetière, pour bénir le carré militaire où reposent les corps de nos frères soldats tombés au combat, morts pour la France. Ecoutons Dieu nous parler par l'auteur du livre de la Sagesse, ecrit deux siècles avant Jésus-Christ.

PAROLE DE DIEU (Sagesse 2, 23,;3, 1-6.9)BD

Lecture du livre de la Sagesse

DIEU A CREE L'HOMME POUR UNE EXISTENCE IMPERISSABLE, il a fait de lui une image de ce qu'il est en lui-même.
La vie des justes est dans la main de Dieu, aucun tourment n'a de prise sur eux. Celui qui ne réfléchit pas s'est imaginé qu'ils étaient morts ; leur départ de ce monde a passé pour un malheur ; quand ils nous ont quittés on les croyait anéantis, alors qu'ils sont dans la paix.

Aux yeux des hommes, ils subissaient un châtiment MAIS PAR LEUR ESPERANCE ILS AVAIENT DEJA L'IMMORTALITE.

Ce qu'ils ont eu à souffrir était peu de chose AUPRES DU BONHEUR DONT ILS SONT COMBLES, car Dieu a éprouvé leur valeur et les a reconnus digne de lui.

ORAISON
Tu ne peux accepter, Dieu vivant, que tes enfants soient vaincus par la mort. Tu veux que les hommes, créés à ton image, vivent pour toujours de ta propre vie. Nous te prions donc pour ceux qui nous ont quittés. Donne-leur le bonheur d'être auprès de toi et de célébrer sans fin ton amour. Amen.

BENEDICTION
Dieu, de qui vient tout réconfort, tu as établi, dans ta justice que nos corps mortels, formés de la terre, retourneraient à la terre.
Ma dans ta miséricorde, tu as changé cette loi pénible en témoignage d'amour : tu as accordé à Abraham, le père des croyants, une sépulture dans la Terre Promise ; tu as voulu que ton Fils unique soit déposé dans un tombeau neuf d'où il se relèverait, vainqueur de la mort et gage de notre résurrection à venir.
Voilà pourquoi, Seigneur, nous te prions : parla puissance de ta bénédiction, que ce carré militaire construit à l'ombre du drapeau soit un lieu de repos et d'espérance.
Qu'en ce lieu, les corps des soldats défunts reposent dans la paix jusqu'au jour où ils se relèveront immortels lors de la venue glorieuse de ton Fils.
Qu'en ce lieu, la pensée des vivants s'élève vers l'espérance d'éternité.
Que de ce lieu monte vers toi la prière des croyants pour ceux qui reposent dans le Christ et pour célébrer sans fin ta miséricorde.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen

Tous les saints et saintes, militaires, qui êtes au ciel après avoir accompli votre devoir pour la patrie. Priez pour nous

Et que Dieu Tout-puissant d'amour vous bénisse, lui qui a créé l'homme pour qu'il ait la vie en plénitude
AMEN

Suivirent le discours du Général Sabathier-Dagès, Délégué Général du Souvenir français des Landes

Discours par le Général Sabathier-Dagès
Délégué Génral du Souvenir Français des Landes

Afin que le comité du Grenadois du Souvenir Français puisse se rassembler et agir visiblement pour mettre en valeur notre mission séculaire de mémoire des morts pour la France, son drapeau vient de lui être remis. Il aura le privilège de côtoyer ici, à Grenade sur l'Adour, celui de la ville orné de la croix de guerre 39-45. Sa 1ère prestation va avoir lieu dans un instant lors de l'inauguration de la stèle- carré-militaire dont l'origine vient de nous être exposée par le Lieutenant-Colonel Vielle, trésorier du comité, petit-fils du héros de 14-18, tué ici en 1944 lors des combats de la résistance qu'il animait et qui valent à la commune cette citation.
                                 Ainsi ce comité, crée en 2012 par le Général Barrans, a d'emblée eu pour objectif de regrouper les corps des morts pour la France dont les tombes plus ou moins en déshérence sont dispersées dans ce cimetière. Ces opérations sont délicates et longues à mener. La municipalité a été convaincue de cette nécessité et a pesé de tout son poids pour le faire aboutir.
                                 Il va sans dire que le centenaire  de la guerre de 14-18 a motivé les participants qui ont fait des prodiges pour aboutir à la cérémonie de ce jour. Je vous exprime toute notre gratitude Monsieur le Maire pour l'impulsion donnée à ce dossier conjointement avec le président Claude Graffin.
 DG                                Cette œuvre sera donc la tombe de regroupement de tous ces héros dont les restes prendront la place prévue pour chacun. Elle concrétise à merveille la mission du Souvenir Français qui, depuis 1872 veille sur la mémoire des morts pour la France en s'assurant de la dignité de leurs sépultures et en aidant à la transmission de leur souvenir aux générations successives.
                                 On ne peut douter que les enseignants visitent ce lieu avec leurs élèves car les dépouilles glorieuses sont inhumées chez eux, tandis que les corps de la majorité des inscrits au monument aux morts sont ailleurs... Nous leur rendrons hommage après cette cérémonie. De plus, ce peut être le déclencheur pédagogique qui incite des professeurs à organiser des voyages de mémoire sur les lieux de leurs sacrifices.
                                  Nous remercions les autorités civiles, militaires, religieuses, les présidents des prestigieuses associations présentes en ce jour, les porte-drapeaux, les scolaires et vous tous, Mesdames, Messieurs d'avoir pris sur votre temps pour ce moment de fidélité important qui, de plus, correspond au jour des morts traditionnellement respecté par de nombreuses familles.
                              Merci de votre attention, je donne la parole à Monsieur le maire.

Le discours de Monsieur Pierre DUFOURCQ, maire de Grenade sur l'Adour.

Discours maire de Grenade
MAIRE

Le discours de Monsieur Cédric GARENCE, Directeur de Cabinet du préfet des Landes avant que Jean-Luc Vielle fasse l'appel des 12 Morts pour la France.

Les dépôts de gerbes par le Souvenir Français, par le Délégué Militaire de la BA 118, par Monsieur le député des Landes, par la commune et la dernière par la préfecture des Landes précédèrent la sonnerie "Aux Morts" pendant laquelle les drapeaux s'abaissèrent et la Marseillaise.

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Au final, avant de se diriger vers le Monument aux Morts, la jeune Manon chanta "le Soldat" de Florent Pagny.

Le dépôt de gerbe par les autorités au Monument aux Morts rendit hommage aux enfants de la commune morts pour la France.

Le salut aux porte-drapeaux clôtura ces cérémonies.

Remerciement à la municipalité pour le vin d'honneur offert.

 

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Cliquez sur l'icone pour voir les photos réalisées pendant ces cérémonies

 

 

 

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Grenade-sur-l’Adour est une ville martyre qui a été décorée de la Croix de Guerre 1939-1945 avec étoile de vermeil suite aux douloureux événements du 13 juin 1944.

Récit

Dans la nuit du 12 au 13 juin 1944, le groupe de maquisards, aux ordres du Capitaine René VIELLE, monte une embuscade et intercepte un détachement allemand à quelques kilomètres de Grenade, infligeant à l’ennemi des pertes sensibles. Au cours de cette embuscade, le Capitaine R. VIELLE est mortellement atteint.
Dans l’après-midi du 13 juin, en représailles, la population rassemblée par les troupes allemandes sur la place publique et tenue sous la menace de mitrailleuses, assiste, impuissante, à l’incendie de ses principaux édifices : gendarmerie, groupe scolaire, perception, hospice, coopérative et 13 maisons d’habitation.
30 Grenadois seront arrêtés, collés au mur de la mairie et finalement incarcérés à Mont-de-Marsan. 18 d’entre eux seront déportés dans les camps de Dachau et de Mauthausen où 12 seront exterminés.
Une stèle fut érigée, en 1948, contre le mur de la mairie de Grenade pour rappeler les noms de ces martyrs.


Le comité répare un oubli vieux de 70 ans

En octobre 2014, des Grenadois, témoins de ces événements, se sont émus auprès du maire de Grenade de l’absence, sur la stèle des Déportés, de l’un d’eux qui fut raflé à Grenade, déporté en camp de concentration et mort en déportation :
le dénommé SOUSTRA.

sustraLe Maire de Grenade, Pierre DUFOURCQ, (membre du Comité du Pays Grenadois du Souvenir Français) confia la mission de trouver qui était SOUSTRA et la raison de cette absence d’inscription à Jean-Luc Vielle Trésorier du comité avec très peu de renseignements à disposition : on peut lire dans le livre « Grenade-sur-l’Adour, d’un siècle à l’autre » : «…à noter que SOUSTRA, bien qu’au nombre des otages, ne figure pas sur la stèle, n’étant pas de Grenade ».
D’autres otages, inscrits sur la stèle, n’étaient pas non plus « de Grenade ». Une autre liste (sans prénoms) donnait les professions des otages : en face de SOUSTRA, il était noté « sous-officier ».
Donc, avec uniquement comme base : « SOUSTRA, sous-officier », malgré les recherches entreprises sur internet en consultant les listings du Mémorial de la Résistance et de la Déportation dans les Landes et en France, ceux de « Mémoire des Hommes » et encore ceux de « Mémorial-Genweb », aucune trace du dénommé SOUSTRA.

Le manuscrit de l’homélie qu’un prêtre (l’abbé JUZANX) avait prononcée le 13 juin 1984 à Grenade énumérait des personnes déportées dont « Jean SOUSTRA (Saint-Maurice), mort à Mauthausen ».
Trois indications supplémentaires : son prénom, le lieu de sa résidence et le camp où il avait trouvé la mort (qui, à priori, n’était pas Dachau comme pour les autres déportés grenadois).
Grâce à l’intervention du maire de Saint-Maurice-sur-l’Adour, Jacques CHOPIN (membre du Comité du Pays Grenadois du Souvenir Français), J-L Vielle découvrit que J. SOUSTRA avait installé son épouse Angèle et son fils Pierre à Saint-Maurice-sur-l’Adour, mais que lui-même n’y séjournait que rarement.

Son acte de décès decouvert dans le registre de la mairie de Grenade sur l'Adour stipulait :
« L’an 1944, le 30 novembre, est décédé à Güsen (Autriche), SUSTRA Jean, Marie, né le 18 janvier 1908 à Bordeaux (Gironde) ».

De Jean SOUSTRA à Jean Marie SUSTRA - Erreur de transcription.
JS
Il s'engage le 1er novembre 1928 et est affecté au 118è Régiment d'Infanterie et au 137è RI à Quimper avec le grade de caporal, puis de sergent.
Il sert ensuite au 57è Régiment d'Infanterie à Bordeaux de 1929 à 1931, puis au 151è RI à Metz avec le grade de sergent-chef puis d'adjudant.
En 1940 il est volontaire pour faire partie du Corps Expéditionnaire de Norvège, est affecté au 69è Bataillon de Chasseurs à Pied (BCP) et embarque à Brest le 1er mai 1940.
De retour de Narvik, il est affecté successivement à Navarrenx (18èRI). Il est nommé adjudant-chef le 1er décembre 1941. A compter du 1er mars 1943, il est mis en congé d'armistice, admis à faire valoir ses droits à la retraite et rayé des contrôles de l'Armée le 10 mai 1943.
Dès son départ de l'armée d'active, il entre dans la Résistance et appartient aux Forces Françaises Combattantes (FFC) comme agent P2 et en qualité de chargé de mission de 3ème classe (grade de "sous-lieutenant" homologué).
Il fait partie du réseau "Hunter" (plus particulièrement chargé du transfert de pilotes rescapés, de prisonniers évadés, du renseignement et des parachutages pour la Résistance). Il était alors chef de secteur et avait pour pseudonyme "Susbielle".
Arrété à Grenade le 13 juin 1944, il est interné au Fort du Hâ près de Bordeau et déporté à compter du 9 août au camp de Güsen (camp annexe de Mauthausen destiné aux résistants et autres « terroristes » jugés « non-éducables ») en Autriche où il décède le 30 novembre 1944.

Jean Sustra a obtenu la mention "Mort pour la France" et celle de "Mort en déportation", la Médaille de la Résistance lui a été décernée à titre posthume.

D’après les témoignages de sa famille, il fut dénoncé par un collaborateur notoire dont il a donné le nom dans une lettre-testament qu’il réussit à faire parvenir à son épouse, en même temps qu’une lettre à son fils Pierre, depuis sa prison de Mont-de-Marsan le soir du 13 juin 1944.

stele
lettre
plaques
Stèle des déportés
Lettre de Jean Sustra à son fils
Plaques dans le Pavillon de la Résistance et de la Déportation de Grenade-sur-l'Adour

Transcription de la lettre

Mont-de-Marsan, le 13 juin 1944 à 21H45 -
Mon cher Pierrot, Dans quelques minutes, dans quelques instants, dans quelques jours peut-être, je serai condamné à mort, à moins que Dieu, cette Providence qui ne m’a jamais quitté, veuille en sa grâce puissante me laisser le temps de te voir grandir et faire un Soldat, un vrai, celui qui suit son chemin dans l’Honneur et qui meurt pour sa Patrie. Aussi, cher enfant, je te demande, si tu retrouves ta mère, de l’honorer et de l’aimer comme une sainte. De te rappeler mon souvenir et de penser que, toujours, j’ai suivi le chemin pour lutter pour la France et combattre dans l’Honneur. Je ne t’en dis pas plus car je sais que tu es déjà un soldat. Travaille bien, continue et arrive à faire un très grand soldat. Ton père qui t’embrasse bien fort.        Jean


Epilogue

Ce fut devant une grande partie de la population de Grenade-sur-l’Adour, de nombreuses personnalités civiles et militaires, les Drapeaux des Ordres nationaux, Associations Patriotiques, des Anciens Combattants, un détachement de la base aérienne de Mont-de-Marsan (2° COGA) et la famille de Jean SUSTRA (Noëlle et Marie-Ange) que se déroula la cérémonie suivi du dépôt de gerbes (Mairie et Souvenir Français) sur la stèle de René VIELLE (sur les lieux de l’embuscade), d’un office religieux, du dévoilement du nom de Jean SUSTRA sur la stèle des Déportés, d’une remise de décorations dont la Médaille de la Résistance de son grand-père à Marie-Ange SUSTRA par le Général** (2S) M. Barrans, de la lecture par cette dernière des deux lettres-testaments de son grand-père, de l’évocation de la vie de Jean SUSTRA et de l’inauguration de la plaque commémorative des Victimes Grenadoises du 13 juin 1944 dans le Pavillon de la Résistance et de la Déportation.

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Merci à Jean-Luc Vielle, Trésorier du comité, pour le travail formidable accompli pour réhabiliter la mémoire de Jean SUSTRA qu'il conclut comme suit :

« Cette recherche et sa finalisation, entrant parfaitement dans les missions du Souvenir Français, (...) de réparer un oubli et de répondre aux interrogations de la famille SUSTRA,(...).
Je suis persuadé, et j’en ai l’intime conviction, qu’en réparant cet oubli, je n’ai accompli que ce qu’aurait fait mon grand-père, René VIELLE, s’il avait survécu à ce fatal 13 juin 1944. »


 

 

 

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