Monsieur le Maire de Mimizan
Monsieur le représentant de Monsieur le Préfet
Messieurs les élus
Messieurs les Généraux
Messieurs les représentants de la Gendarmerie
Monsieur le Capitaine, représentant la Col. cdt. le 17° GA
Messieurs les PdT. Départementaux de la LH et de l'ONM
Messieurs les Présidents de Comités
Messieurs les représentants d'Associations Patriotiques
Messieurs les Porte- Drapeaux
Messieurs les représentants de la presse
Mesdames et Messieurs
Tout d'abord, permettez moi de vous remercier de votre présence. Elle est pour moi l'assurance que les mots "reconnaissance" et "souvenir" ne sont pas de simples mots sans signification particulière parmi tant d'autres de la langue Française.
En effet, la mention "MORT POUR LA FRANCE" est le droit absolu à la "reconnaissance" de la Nation. Nous devons donc impérativement nous "souvenir" de leur sacrifice afin que celui-ci n'ait pas été vain
.
Le Sous-lieutenant Georges Lafon, Mort pour la France, a donc droit à tous nos égards.
Nous n'avons pu obtenir de renseignement sur cet officier. Nous pouvons seulement dire, que né le 9 août 1889 à Mimizan, il a du être mobilisé en 1914, puisqu'alors âgé de 25 ans, et mortellement blessé à l'age de 29 ans le 21 juillet 1918. Nous pouvons également supputer que, Sous-lieutenant en 1918, il a pu être nommé au feu. Il a sûrement été décoré.
Malheureusement, aucun membre de sa famille n'est là pour affirmer ou infirmer ces déductions, pas plus que pour entretenir sa sépulture.
Il était donc hors de question que cette tombe, tombée en déshérence, reste dans un tel état. Le devoir du Souvenir Français est de se subroger à la famille pour rénover et entretenir à perpétuité la tombe des "Poilus" morts au Champ d'Honneur, qu'ils soient officiers ou simples soldats.
C'est la raison pour laquelle nous sommes réunis aujourd'hui pour honorer le Sous-lieutenant Georges Lafon et lui rendre à nouveau une sépulture décente et tous les honneurs qui lui sont dus.
La plaque que vous voyez, enfin que vous allez voir, sur la stèle est la reproduction exacte de l'originale, telle que nous avons pu la reconstituer avec beaucoup de mal. Il nous a semblé évident que nous n'avions pas le droit de modifier ce qu'une mère a écrit pour son fils mort au Champ d'Honneur.
Mes remerciements vont tout spécialement à Monsieur le Maire de Mimizan pour sa coopération et son esprit de décision. En effet, nous attendons toujours une réponse, depuis bientôt deux ans, aux questions posées aux hautes instances parisiennes et comme "Anne, ma sœur Anne …..," nous n'avons rien vu venir…
Cependant, Monsieur Le Maire, je vous dois de profondes excuses. En effet, sans avoir un Arc de Triomphe à Mimizan, vous aviez tout de même, comme Paris, votre Soldat Inconnu. Aujourd'hui, par ma faute, vous ne l'avez plus. Il m'a fallut 8 mois de recherches pour l'identification de cet officier et plusieurs mois de paperasseries et de vaines attentes pour que vous puissiez dresser l'acte de substitution de façon réglementaire. Cependant je suis sûr que vous préférez ça.
Je vais conclure en adressant également mes plus vifs remerciements à la section technique de la brigade de recherches de la Gendarmerie de Mont de Marsan, en particulier au Chef GAZO, sans qui ce soldat inconnu serait toujours inconnu, ainsi qu'à Messieurs Barsac et Ducourneau pour les travaux de recherches et travaux manuels qu'ils ont effectués.
Mesdames et Messieurs je vous remercie de votre attention et de votre présence.
Colonel Guy Renouleaud |